Afrique
Congo
Défense
Pour un État, la connaissance précise de son territoire est un élément déterminant dans toute politique d’aménagement et de sécurité, qu’il s’agisse de la sécurité intérieure de ses habitants, de la sécurité économique visant à préserver ses ressources naturelles ou de la sécurité des frontières. Cette connaissance permet ainsi d’éviter des affrontements motivés par des revendications territoriales ou des conflits en matière d’occupation des sols, de contrôler les flux de personnes et de biens, de lutter contre l’immigration clandestine et les trafics illicites comme notamment, le braconnage faunique.

Cependant, bien qu’essentielle, la question des « frontières » reste une source de difficultés pour les Gouvernements concernés. Les textes sont difficiles à retrouver et à interpréter, les référentiels cartographiques varient selon les pays, et les méthodes de positionnement ont évolué…. C’est dans ce contexte qu’IGN FI a apporté son expertise technique à la Commission Nationale des Frontières du Congo.

Client
Ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation, Commission Nationale des Frontières
Zone
Brazzaville + missions de complètement dans le pays
Partenaire
Progresys (formation juridique)
Bailleur de fond
Fonds propres
Calendrier
9/2015-11/2016
  • Accompagnement des autorités congolaises dans les échanges avec les autres commissions frontières des pays limitrophes.
  • Formation: des cycles de formation ont porté sur des aspects techniques (révision des concepts de base en information géographique, prise en main de l’outil informatique, lecture de cartes, imagerie, télédétection, restitution 2D, levés GPS et complètement terrain) et une formation aux aspects juridiques soulevés par la problématique des frontières terrestres et maritimes.
  • Délimitation de l’espace maritime : une mosaïque orthorectifiée de la zone cible et une modélisation bathymétrique par la méthode Hedley d’inversion de la radiance ont été réalisés ainsi que :
    • Un trait de côte vectoriel, calculé par mesures sur le terrain, traitement d’image et indices de végétation.
    • Une ligne de base vectorielle (limite des plus basses mers astronomiques).
    • Des limites vectorielles de l’espace maritime sur la zone cible, calculées selon différentes hypothèses.
  • Edition cartographique de travail : des produits cartographiques ont été édités sur les 18 zones litigieuses cibles (à l’échelle 1:10.000 au 1:200.000 selon les zones).

54

journées de formation

30

personnes formées

7

intervenants

4

missions terrains

+100 000

entités géographiques identifiées lors de la phase de numérisation